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Que faut-il attendre des futurs médecins généralistes exerçant en France ?

mardi 23 novembre 2004, par Dominique Tirmarche

Le département de médecine générale de Saint-Antoine accueillait ses nouveaux résidents débutant les trois années de médecine générale qui constituent leur formation.

Il a été clairement dit qu’en plus du stage de six mois chez le généraliste libéral, il faudrait effectuer un stage en médecine adulte (cardio, rhumato, neuro...), un stage aux urgences, un dans un pool mère-enfant inexistant en région parisienne, soit donc un stage en pédiatrie, soit en gynécologie-obstétrique, un stage en gériatrie et encore un, soit en totale autonomie chez le généraliste (SASPAS), soit où on pourra le trouver.

Le médecin généraliste est un médecin de premier recours et depuis que la médecine générale devient une spécialité, on devra donc dire un "spécialiste" du premier recours.
Mais le système français ne disant rien de la façon d’entrer et d’évoluer dans le système de soins ne définit pas non plus ce qu’il faut attendre d’un médecin de premier recours.

Est-ce à lui de suivre la contraception des femmes ? Nos étudiants de ce soir faisaient de gros yeux ronds quand on leur a appris que c’était à eux qu’allait revenir le suivi des femmes et qu’il fallait se mettre à faire des frottis, (Dieu merci nous organisons des séances frottis), savoir proposer des méthodes de contraception adaptés. J’ai l’impression qu’ils nous croyaient pas trop. On leur a dit que les gynécologues allaient se faire rare.

Simone Radenne leur a annoncé qu’elle faisait de plus en plus de suivi de grossesse. Stupeur dans les rangs !
Certes la France n’est pas les Pays-Bas où la majorité des femmes accouchent chez elles avec leur MG, mais ce n’est pas une raison.

Les généralistes à venir sont essentiellment des femmes, et c’est donc une double chance pour les patientes et pour les médecins. Sans compter que de suivre des femmes qui ne sont quasiment jamais malades, pour des tâches de prévention ou de contraception est somme toute un vrai bonheur !

Bref on a dévéloppé l’idée que pour exerçer une médecine de premier recours combattive, il fallait se donner quelques outils, quitte à ne pas les utiliser tous selon ses choix... Le système de santé ne définissant pas plus que çà le cahier des charges du médecin de premier recours, si vous avez envie de partager quelques idées sur ce sujet, d’avance merci.

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