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Place du médecin généraliste dans la prévention et le dépistage du VIH/Sida : Enquête auprès des jeunes de 18 à 25 ans

Thèse de Mailys CHAMBON-PAMELLE Présentée et soutenue publiquement le 23 novembre 2009

jeudi 29 avril 2010

Après vingt ans d’évolution de l’épidémie, l’infection par le VIH/Sida reste un problème de santé publique en terme de morbi-mortalité malgré l’existence des traitements antirétroviraux. Pourtant, les études récentes sur les attitudes et les connaissances de la population générale (enquête KABP) démontrent une banalisation de l’infection, un désintérêt pour les campagnes de prévention et une sous information perçue au sein de toutes les catégories d’âge y compris les 18-25 ans. Ces derniers, en raison de leur entrée dans la sexualité et de leur crainte par rapport à l’infection, constituent une population cible de choix pour la prévention.

But de l’étude :

Le but de l’étude est l’amélioration de la prévention et l’augmentation du dépistage du VIH/Sida en médecine générale en évaluant les connaissances des jeunes, l’implication actuelle du médecin et leurs attentes concernant le rôle du médecin.

Méthode :

Cette thèse repose sur un sondage d’opinion des jeunes de 18 à 25 ans. La méthode non probabiliste utilisée est un échantillonnage sur place. Un questionnaire auto administré a été remis aux cent premiers jeunes consultant dans des cabinets de médecine générale à Paris et aux cent premiers jeunes rencontrés dans un lycée professionnel de l’Oise.

Résultats :

Malgré des limites inhérentes à une représentativité imparfaite et un effectif faible de l’échantillon, l’étude souligne un manque d’information des jeunes sur le VIH/Sida et une participation insuffisante au dépistage. Les sondés souhaitent que leur médecin soit un interlocuteur privilégié dans la prévention du VIH alors qu’ils estiment que ce rôle n’est pas joué actuellement, et ne voient pas de tabou à aborder leur sexualité en consultation.

Les médecins généralistes peuvent donc, sans craindre une mauvaise acceptation par la jeune patientèle, appliquer les nouvelles recommandations de prévention et de prise en charge du VIH.

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