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L’épaule douloureuse non traumatique de l’adulte en médecine générale : enquête de pratique et élaboration d’un référentiel de prise en charge.

Thèse de Cédric CLEOPHAX Présentée et soutenue publiquement le 12 juin 2009

jeudi 29 avril 2010

Les douleurs chroniques de l’épaule représentent le deuxième motif de consultation en rhumatologie, et le troisième motif de consultation pour trouble musculo-squelettique en soins primaires, avec une incidence en consultation de médecine générale de 11,2 pour 1000 patients par an. Sa prévalence dans la population générale est estimée à 16% de l’ensemble des plaintes fonctionnelles concernant l’appareil locomoteur.

Les syndromes douloureux non traumatiques de l’épaule représentent la 3ème cause de gêne fonctionnelle concernant l’appareil locomoteur en consultation de médecine générale.

Leur prise en charge tant diagnostique que thérapeutique est source de difficultés ressenties par un échantillon de 58 médecins généralistes du Val-de-Marne, interrogés dans le cadre d’une enquête de pratique.

L’examen clinique concentre la plupart de ces difficultés : la sémiologie propre au complexe articulaire de l’épaule - tests tendineux et instabilité potentielle, est recherchée par moins de 25 % des praticiens, et représente l’essentiel des informations absentes des dossiers médicaux.

Dans le cas des tendinopathies de la coiffe des rotateurs, la prescription d’AINS en première intention est encore fréquente, pour 79% des praticiens, alors que la rééducation fonctionnelle ou les conseils de protection tendineuse et ligamentaire ne sont utilisés que dans moins de la moitié des cas.

En s’appuyant sur les recommandations existantes, une prise en charge plus codifiée est proposée aux praticiens : orientée sur les contraintes et les objectifs fonctionnels du patient, selon son contexte professionnel et sportif, elle repose sur l’analyse clinique de l’étiologie des symptômes, étayée, si nécessaire, par le recours raisonné aux examens d’imagerie.

Les réponses de ce premier échantillon de praticiens consultés, ainsi que les données de la littérature, nous ont permis de proposer une fiche clinique illustrée. Intégrée à l’outil informatique de consultation, elle pourrait ainsi constituer un gain de temps et de précision diagnostique, ce qui conditionne la qualité de la suite de la prise en charge.

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