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LES FREINS A LA VACCINATION ANTI-PAPILLOMAVIRUS EN MEDECINE GENERALE

Thèse de Cécile PICARD-MELIANI, présentée et soutenue publiquement le 1er décembre 2010.

vendredi 4 février 2011

Depuis 2007 sont apparus sur le marché européen deux vaccins antipapillomavirus. Ces derniers représentent une avancée notable, car ils permettent une protection efficace contre le cancer du col utérin.

Toutefois, de l’opinion et de la pratique des médecins généralistes va dépendre la diffusion de cette vaccination au sein de la population.

Nous avons réalisé une enquête qualitative au sein de Cabinets de médecins généralistes, pour étudier la pratique et surtout les freins éventuels des médecins et de leurs patientes pour la réalisation de ce vaccin.

L’étude a mis en évidence l’accueil favorable de ce vaccin tant du coté des médecins que des patientes.

Néanmoins on peut noter de nombreux oublis de cette prescription lors des consultations des adolescentes et une difficulté à aborder le thème de la sexualité à cet âge. De plus, on constate une tendance à un décalage vers un âge vaccinal plus tardif, ce qui limite l’efficacité de cette vaccination chez des jeunes femmes déjà exposées aux papillomavirus.

En ce qui concerne la surveillance par frottis cervico-vaginaux, celle-ci reste bien poursuivie dans le cas des jeunes femmes vaccinées.

Il apparaît également que la mise en place d’une consultation dédiée à l’entrée dans la vie sexuelle au début de l’adolescence, serait souhaitable. Cette consultation permettrait de sensibiliser les jeunes patientes aux méthodes contraceptives, à la prévention des IST ainsi qu’à la vaccination contre le cancer du col utérin. Cela permettrait que cette vaccination ait lieu à un âge plus précoce conduisant de ce fait à un renforcement de l’efficacité vaccinale.

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