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Inégalités sociales de prise en charge des patients diabétiques : enquête auprès de médecins généralistes.

Thèse de Elisabeth HARRAR, Soutenue et présentée publiquement le 5 octobre 2010.

mardi 19 avril 2011

Bien qu’ayant plus de complications et consultant plus souvent leur médecin généraliste, les patients diabétiques socioéconomiquement défavorisés ont moins d’examens complémentaires et un moins bon suivi que les patients de meilleur niveau socioéconomique.

Pour comprendre les particularités des modalités du suivi du diabète chez ces populations par les médecins généralistes, nous avons effectué des entretiens semi-dirigés auprès de 12 d’entre eux à partir de l’analyse de leurs pratiques dans le suivi du diabète de 24 patients bénéficiaires de la CMUc et de 24 patients non bénéficiaires ayant un meilleur niveau socioéconomique.

D’après les médecins généralistes interrogés, les différences observées sont principalement liées à une moindre observance des patients diabétiques bénéficiaires de la CMUc par rapport aux patients ayant un meilleur niveau socioéconomique. Celle-ci trouve ses racines dans l’interaction de leurs croyances en santé, de leurs normes, de leur faible niveau d’éducation, de leur perception du niveau de contrôle, de leur manque de soutien social, de la fréquence de leurs comorbidités et des difficultés dans la communication avec leur médecin.

Dans une très faible mesure, ces patients pourraient aussi être victimes d’une autocensure des prescriptions par le médecin, adoptant une attitude défaitiste, les jugeant inaptes à les réaliser.

De nombreuses études montrent que l’observance et l’équilibre glycémique sont améliorés chez ces patients par les programmes de suivi rapproché et personnalisé

SUMMARY :

Despite of having more diabetes related complications and more often attending their general practitioner, diabetic people with low socioeconomic status have a less full follow up than people with higher socioeconomic status.

In order to understand the follow up specificities of people with low socioeconomic status, we realized semi-directive interviews of 12 general practitioners about their follow up of 24 patients with CMUc and 24 patients with higher socioeconomic status.

We found that patients with CMUc was told by their physician to have little adherence to follow up, comparing with higher socioeconomic status patients. This lack of adherence was linked to the effects of several elements : their health beliefs, their norms, their low level of education, their lack of social support, their prevalence of co morbidities, and difficulties in patient-doctor communication. Sometimes, general practitioners might renounce to prescribe further follow up to them, thinking they won’t be able to achieve it.

A lot of studies show evidence that providing low socioeconomic diabetic people an individualized management case program improves their adherence and their glycemic control.

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