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Place de la personne de confiance dans les soins ambulatoires.

Thèse de Nicolas MEROT, présentée et soutenue publiquement le 1er décembre 2011.

mardi 31 janvier 2012

Le dispositif de la personne de confiance, apparu en 2002 au sein de la loi dite Kouchner, a pour objectif de faciliter une prise de décision conforme aux souhaits du patient, y compris s’il n’est plus en mesure de s’exprimer.

Mais dans les faits, peu de personnes de confiance sont effectivement désignées.

Pour expliquer les raisons de cet insuccès, plusieurs études ont été réalisées à l’hôpital ; aucune, cependant ne s’est intéressée au domicile.

A l’aide d’une méthode qualitative inductive inspirée de la méthode sociologique de A. Strauss, nous avons étudié la place de la personne de confiance au domicile, à partir de l’expérience des réseaux de soins palliatifs. Des entretiens semi-directifs ont été réalisés avec dix soignants de ces réseaux.

Résultats : En dehors de rares situations où l’existence d’une personne de confiance a semblé permettre une meilleure prise en charge du malade, la figure de la personne de confiance ne s’est pas imposée dans les pratiques des soignants rencontrés.

Elle est supplantée dans son rôle d’accompagnement et d’interlocuteur médical privilégié par une autre figure, celle des protecteurs naturels, dont l’importance sociologique est bien plus grande.

Plus que le seul recours à la personne de confiance, c’est la reconnaissance de la pleine place du tiers en général au côté du patient qui constitue une avancée des droits des malades.

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