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MUTILATIONS SEXUELLES FEMININES : CONNAISSANCES, PRATIQUES ET DETERMINANTS DE L’ABORD DU THEME EN CONSULTATION CHEZ LES ETUDIANTS EN MEDECINE GENERALE

Thèse de Soumaya CHENIOUR BIBI, présentée et soutenue publiquement le 26 octobre 2011.

mercredi 25 avril 2012

INTRODUCTION

Les Mutilations Sexuelles Féminines (MSF) consistent en l’ablation partielle ou totale des organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques. Les conséquences affectent la santé physique, psychique, sexuelle et reproductive des femmes. En France en 2004, 53 000 personnes étaient concernées, dont 19 000 en Ile-de-France.

L’objectif de cette étude a été de faire un état des lieux des connaissances des étudiants en médecine, de leurs pratiques concernant les MSF, et d’apprécier les déterminants de l’abord de ce thème en consultation.

METHODE

Une enquête transversale a été réalisée auprès des internes de médecine générale de 3 UFR franciliennes : l’université Paris 13 Nord, l’université Pierre et Marie Curie Paris 6 et l’université Paris 11 Sud. Le questionnaire a été réalisé à partir d’une revue de la littérature. Les réponses aux questionnaires ont été analysés à l’aide du logiciel SAS 9.1. L’analyse statistique a comporté une première partie descriptive des données, puis une deuxième partie analytique des facteurs influençant l’abord du thème des MSF en consultation de médecine générale.

RESULTATS

Deux tiers des 303 répondants n’avaient aucune connaissance théorique sur ce thème, l’expérience clinique était moindre et la plupart étaient réticents aux signalements administratif et judiciaire. 30% des étudiants envisageaient d’aborder la question des MSF si une patiente était à risque. Les freins au projet d’abord étaient d’ordre technique, relationnel et éthique. Après prise en compte des facteurs de confusion, « le sentiment de manque de formation » augmentait d’environ 2,71 fois (1,56-4,69, p=0,0004) le risque de ne pas aborder ultérieurement le sujet avec les patientes ; « la réticence supposée des patientes » augmentait ce risque de 1,85 fois (1,99-3,46, p=0,06) et « l’impression d’une intrusion dans les coutumes » l’augmentait de 2,68 fois (0,69-10,47, p=0,16).

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