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PRESCRIPTION DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE CHEZ LES ADULTES EN SURPOIDS : ANALYSE DES FREINS EN MÉDECINE GÉNÉRALE

Thèse de Aurélie FAURE présentée et soutenue publiquement le 29 septembre 2011.

mercredi 25 avril 2012

Les maladies cardio-vasculaires sont la deuxième cause de mortalité en France. L’activité physique est un pilier, comme la diététique, de la prise en charge du surpoids.

INTRODUCTION

Les maladies cardio-vasculaires sont la deuxième cause de mortalité en France. L’activité physique est un pilier, comme la diététique, de la prise en charge du surpoids. Elle a démontré de nombreux bénéfices en terme de réduction de morbidité cardiovasculaire. Prescrire une thérapeutique non médicamenteuse n’est pas acquis dans les représentations sociales de la collectivité, du patient et du médecin. L’objectif de notre enquête est l’analyse des conditions de prescription de l’activité physique en médecine générale chez l’adulte en surpoids et d’en identifier les principaux freins.

MATERIEL ET METHODES

Un questionnaire était envoyé à 269 médecins généralistes d’Ile-de-France entre janvier et mai 2011, 94 ont répondu. L’analyse statistique était réalisée grâce aux logiciels Excel® et Statview®. Les médecins attribuaient des notes (0 à 100) aux propositions de freins.

RESULTATS

L’activité physique était souvent prescrite (82,4%) en présence de facteur de risque cardio-vasculaire (en particulier diabète). Les freins étaient surtout liés aux patients : refus explicite, faible motivation et désintérêt avec une note médiane supérieure à 80/100 ; les contraintes socio-économiques ne limitaient pas les médecins (note 49/100). Inobservance, échec préalable, manque de temps étaient des freins (>50/100), alors que le manque de formation et d’honoraires, l’étaient moins (<31/100). Un décalage entre intérêt collectif et applicabilité à l’individu existait.

CONCLUSION

Les freins à la prescription d’activité physique sont très liés au patient dans les représentations des médecins. Certaines croyances médicales persistent (amélioration de la qualité de vie, perte pondérale.)

PRESCRIPTION OF PHYSICAL ACTIVITY IN OVERWEIGHT ADULTS : ANALYSIS OF BARRIERS IN GENERAL MEDICAL PRACTICE

ABSTRACT

INTRODUCTION

Cardiovascular diseases are the second leading cause of death in France. As diet, physical activity is a mainstay of management of overweight. It has shown many benefits in reducing cardiovascular morbidity. Prescribe a non-drug therapy is not achieved in social representations of community, patients and general practitioners. The aim of our investigation is to analyse the prescription of physical activity in general practice in overweight adults and to identify the main barriers faced by general practitioners..

MATERIALS AND METHODS

A questionnaire was sent to 269 GPs in the Ile-de-France between January and May 2011, 94 responded. Statistical analysis was performed using the software Statview ® and Excel ®. General practitioners attributed notes (0-100) to proposals for barriers.

RESULTS

Physical activity was often prescribed (82.4%) in presence of risk factor for cardiovascular disease (especially diabetes). Barriers were mainly related to patients : explicit refusal, poor motivation and lack of interest with median score greater than 80/100, and socioeconomic constraints did not limit physicians (rating 49/100). Noncompliance, prior failure, lack of time represented barriers (> 50/100), while lack of training and remuneration were not strong barriers (<31/100). A mismatch between collective interest and applicability to individual existed.

CONCLUSION

Barriers of prescription of physical activity are related to patient in representations of general practitioners. Medical beliefs still persist (improving quality of life,weight loss).

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