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Interruptions volontaires de grossesse et violences : étude qualitative auprès de médecins généralistes d’Île-de-France.

Thèse de Mélanie PELIZZARI, présentée et soutenue publiquement le 5 septembre 2012.

samedi 8 septembre 2012

Une femme qui subit des violences au cours de sa vie et quelque soit le type de violences (physiques, sexuelles, psychologiques), utilise moins de moyens contraceptifs , moins de préservatifs, est plus à risque d’avoir des infections sexuellement transmissibles (IST), a plus de fausses couches spontanées, de grossesses non désirées et d’interruptions volontaires de grossesse (IVG).

Contexte :

Le lien entre les interruptions volontaires de grossesse (IVG) et les violences est connu dans la littérature étrangère. En France il n’est pratiquement pas mentionné dans la littérature. Le but de cette étude est de savoir si le lien est connu et abordé par les médecins généralistes et quelles en sont les raisons.

Méthode :

Etude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés de 30 médecins dans la région d’Ile de France. Analyse des données par deux personnes indépendantes selon une approche inductive et après saturation des données.

Résultats :

Peu de médecins de l’échantillon connaissent ce lien et posent la question des violences systématiquement à une patiente désirant une IVG. Ceux qui posent la question l’ont fait suite à une formation ou à la participation à une étude. Ceux ne posant pas la question ont donné diverses raisons : nécessité de présence d’autres signes cliniques, d’une bonne relation médecin malade, méconnaissance de la prise en charge ultérieure, possibles retombées négatives pour la patiente, pas le rôle du médecin, intrusion dans la vie privée de la patiente, pas de confrontation aux violences, difficultés d’aborder le thème de la sexualité, peur d’induire une représentation des femmes réalisant des IVG, etc...

Conclusion :

Les médecins interrogés ont une représentation des IVG et des femmes les réalisant révélant une méconnaissance de la fréquence, de la gravité, et de la prise en charge des violences. Ils se sentent concernés par le sujet et sont prêts à suivre une formation. . Ces résultats pourront aider à mettre en place une formation adaptée aux médecins généralistes.

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