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Le statut vitaminique D des personnes de plus de 65 ans hospitalisées au sein des hôpitaux de Saint-Maurice en Ile-de-France, l’influence des habitudes de vie et la pratique de ville de leur médecin traitant.

Thèse de Blandine PATRELLE, présentée et soutenue publiquement le 5 octobre 2012.

vendredi 12 octobre 2012

En 2012, le corps médical est consensuel sur le rôle de la vitamine D dans la prévention des fractures ostéoporotiques chez la personne âgée de plus de 65 ans en association avec un apport calcique suffisant, en maintenant l’homéostasie phosphocalcique. Accompagnant le vieillissement de la population, l’ostéoporose constitue désormais une préoccupation de santé publique par majoration du risque de fractures et de graves complications. Les publications sur le rôle de cette vitamine-hormone dans cette pathologie ont été majoritairement réalisées chez des patients de cette tranche d’âge et elles sont unanimes sur l’existence d’une insuffisance répandue.

Objectifs :

L’importance de la vitamine D dans le métabolisme osseux est décrite depuis longtemps ainsi que la prévalence de son déficit chez les personnes âgées. Ce travail apprécie le taux d’hypovitaminose D chez les patients de plus de 65 ans de notre région, un éventuel facteur comportemental prédictif de déficit et compare la pratique des médecins aux recommandations récentes du GRIO.

Matériels et méthode :

Cette étude observationnelle prospective analytique descriptive est réalisée sur un an auprès de 127 patients recrutés dans 2 services des hôpitaux de Saint- Maurice en Ile-de-France. Nous avons recueilli les données cliniques et biologiques à l’admission, établi des questionnaires à destination des patients concernant leurs habitudes de vie et de leur médecin traitant.

Résultats :

73,6% des patients sont déficitaires en vitamine D dont 26,9% en carence. Proportionnellement les hommes sont plus insuffisants que les femmes (médiane=15,2 versus 18ng/mL) mais 2,5 fois moins traités. Statistiquement, d’une part lorsque les médecins prescrivent une supplémentation elle s’avère efficace, d’autre part ils supplémentent les patients en prévention secondaire de fracture. 50% des patients ont déjà été explorés par ostéodensitométrie et ce ne sont que des femmes.

Conclusion :

Ni l’alimentation ni l’exposition solaire ne sont prédictifs d’une hypovitaminose D. Les praticiens négligent la prise en charge des hommes. Bien qu’efficace lors d’une prise en charge médicamenteuse, la conduite clinique des médecins de ville est hétérogène et différente des recommandations actuelles du GRIO qui constituent maintenant une référence.

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