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Les jeunes patients en situation d’illettrisme. Leur vécu et les propositions d’amélioration de la qualité des soins en Médecine Générale.

Thèse de Barbara DA SILVA CHAVANNES, présentée et soutenue publiquement le 11 décembre 2012.

samedi 5 janvier 2013

L’illettrisme constitue, comme la catégorie socioprofessionnelle, un déterminant de santé. C’est un facteur d’exclusion sociale.

L’illettrisme constitue, comme la catégorie socioprofessionnelle, un déterminant de santé. C’est un facteur d’exclusion sociale.

L’objectif de cette thèse est de confirmer ce postulat en recueillant les représentations de la santé des personnes en situation d’illettrisme, leur vécu dans le domaine de la santé et leur satisfaction envers le médecin généraliste. L’objectif secondaire est de faire des propositions d’amélioration de la qualité des soins destinées au médecin généraliste.

Nous avons utilisé la méthodologie qualitative avec 22 entretiens individuels semi-directifs, auprès de jeunes de 16 à 25 ans, scolarisés en France, ayant connu un échec scolaire et des difficultés d’insertion dans le monde du travail, et actuellement en formation professionnelle.

Cette étude confirme que l’illettrisme est tabou. Les connaissances médicales des jeunes en situation d’illettrisme sont le plus souvent réduites et il existe une méconnaissance du système de soins. Leur vécu dans le domaine médical est globalement positif. Cependant le médecin traitant ignore très souvent l’illettrisme et la majorité des personnes ne souhaitent pas qu’il le sache. Beaucoup de jeunes en situation d’illettrisme ont connu des situations de « handicap », notamment dans la lecture de l’ordonnance. Ils renoncent globalement à parler de leurs difficultés à leur médecin via de nombreuses stratégies de contournement. Leurs propositions concernent l’écriture du médecin, la relation de confiance et le prix.

En conclusion, il est nécessaire pour les médecins généralistes d’être plus attentifs envers ces patients, dans notre rôle de soignant et d’éducateur à la santé.

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