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Facteurs de risque de l’hypersensibilité aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, enquête descriptive contrôlée uni-centrique.

Thèse de Albane de KERAUTEM-DANDOLO , présentée et soutenue publiquement le 29 novembre 2012.

samedi 12 janvier 2013

Terrain

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des molécules d’utilisation courante en médecine générale du fait de leurs propriétés analgésiques, antalgiques, antipyrétiques et anti- agrégantes. Les réactions indésirables non prédictives liés à l’utilisation des AINS ne sont pas négligeables du fait de leur fréquence et de leur potentielle gravité ce qui en fait un problème de santé publique.

Objectif

L’objectif principal de ce travail est la recherche de facteurs de risque d’hypersensibilité aux AINS.

Méthode

Les patients ayant consulté en 2010 et 2011 en allergologie à l’hôpital Saint Joseph (Paris) pour exploration d’hypersensibilité à un ou des AINS ont été inclus dans cette enquête étiologique rétrospective, cas-témoin, uni centrique. Les données ont été extraites des dossiers de consultation. Le diagnostic d’hypersensibilité était posé s’il existait une réaction positive aux tests cutanés ou au test de provocation orale, le diagnostic d’allergie était retenu s’il existait un angio-oedème sévère ou une réaction systémique sévère à un AINS clairement identifié et/ou un test de provocation orale (TPO) positif à la substance suspectée avec anomalie biologique en rapport et le diagnostic d’hypersensibilité non-allergique était porté s’il existait des signes cliniques compatibles, des tests cutanés positifs ou un TPO hétérologue positif.

Résultats

Soixante-douze patients ont été inclus, 19 avaient un diagnostic d’hypersensibilité soit 26,4% parmi lesquels il y avait 14 dossiers (73,7%) d’hypersensibilité non-allergique, et 5 (26,3%) d’hypersensibilité allergique, 53 patients étaient indemnes (témoins) (73,6%). Il n’y avait de de différences entre les groupes hypersensibilité et témoin quant au nombre de femmes (p= 0,78) ni entre les groupes non-allergique et allergique (p= 1). Il n’y avait pas de différence significative en regard des antécédents.

Conclusion

Cette étude n’a pas montré de lien significatif entre l’hypersensibilité aux AINS et le sexe féminin ou des antécédents médicaux spécifiques, notamment allergiques. Il serait intéressant de mener une enquête de plus grande envergure pour développer la connaissance des facteurs de risque de l’hypersensibilité aux AINS et comprendre les mécanismes physiopathologiques.

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