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Motivations et réticences des médecins généralistes à participer a un travail de pharmacovigilance :à propos d’un projet de réseau

Thèse de Morgan Gendron, présentée et soutenue publiquement le 15 janvier 2013.

lundi 4 février 2013

Depuis le scandale du Mediator®, les législations française et européenne ont été modifiées pour renforcer la sécurité sanitaire des médicaments. Avant ces évènements, il a été proposé à la Société de Formation Thérapeutique du Généraliste (SFTG) de participer à la mise en place d’un réseau de médecins généralistes affecté à la surveillance des médicaments après leur autorisation de mise sur le marché (pharmacovigilance). Les motivations, réticences et attentes d’éventuels volontaires ont été analysées.

Introduction :

Depuis le scandale du Mediator®, les législations française et européenne ont été modifiées pour renforcer la sécurité sanitaire des médicaments. Avant ces évènements, il a été proposé à la Société de Formation Thérapeutique du Généraliste (SFTG) de participer à la mise en place d’un réseau de médecins généralistes affecté à la surveillance des médicaments après leur autorisation de mise sur le marché (pharmacovigilance). Les motivations, réticences et attentes d’éventuels volontaires ont été analysées.

Méthodes :

Etude transversale descriptive par envoi de questionnaires.

Résultats :

32 médecins ont participé, en comptant 2 interviews préalables. Chacune des 3 missions du réseau (notification exhaustive des évènements indésirables médicamenteux, réponse rapide à des questions ponctuelles des autorités sanitaires sur l’utilisation réelle des médicaments, recherche en pharmaco-épidémiologie) est envisageable mais les médecins ne sont prêts à y consacrer que 3 heures par mois. Ils sont motivés avant tout par la pertinence pour la santé publique (90%), le bénéfice pour leur pratique (70%), l’intérêt scientifique (63%). Le frein principal à leur participation serait la surcharge de travail (73%). En vue d’un travail sur la pharmacovigilance, une rémunération serait nécessaire et motivante pour environ la moitié des répondants.

Discussion :

Malgré la motivation de quelques répondants, le manque d’enthousiasme pour le projet incite à douter de l’opportunité pour la SFTG de participer au projet de réseau. C’est le principal obstacle à la mise en œuvre du réseau, dont la faisabilité n’a par ailleurs pas été formellement démentie bien que la tâche soit complexe.

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