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Comment améliorer l’accès à la contraception hormonale d’urgence : la pilule de demain.

Thèse de Mélanie COMPARD, présentée et soutenue publiquement le 31 janvier 2013.

lundi 4 février 2013

Comment améliorer l’accès à la contraception hormonale d’urgence : la pilule de demain.

Malgré un taux de recours à la contraception médicalisée très élevé, le taux d’IVG est stable depuis trente ans en France. La contraception hormonale d’urgence (CHU) est sous-utilisée. Nous avons donc réalisé une étude observationnelle transversale pour décrire la population des femmes ayant recours à la CHU et pour identifier les freins persistants à son accès.

Un questionnaire sur les caractéristiques socio-démographiques et les modalités d’utilisation de la CHU a été remis par les délivreurs à toutes les femmes la récupérant, entre février et août 2012 dans le 12ème arrondissement de Paris et en Corse du Sud.

Les femmes accédant à la CHU sont jeunes, ont au moins le baccalauréat, vivent en ville. Elles utilisent la pilule ou le préservatif, ont déjà pris la CHU, n’ont jamais subi d’IVG et ont un suivi médical.

L’information sur la CHU est souvent relayée par les médias ou l’entourage. Une femme sur deux sait le délai exact d’utilisation de la CHU. Les femmes méconnaissent la CHU. Les CPEF sont difficiles d’accès pour les femmes de plus de 20 ans, salariées ou de zone rurale. Seules les femmes plus éduquées, salariées ou de plus de 25 ans prennent la CHU dans les 6 premières heures. 8% des femmes ayant un médecin traitant ont évoqué la CHU avec lui. La population des femmes ayant des difficultés d’accès à la CHU est disparate. Il existe 4 freins à la CHU :
-  inaccessibilité,
-  défaut de connaissances,
-  ambivalence du désir de grossesse
-  manque d’implication des médecins.

Nous suggérons la mise en place de consultations contraception, permettant pour toutes les femmes une information validée et répétée sur la CHU ainsi qu’une prescription anticipée de la CHU.

How to improve access to emergency contraceptive pill : Day before pill

Despite the widespread use of medical contraception in France, the prevalence of abortion remains stable. The Emergency Contraceptive pill (ECP) is underused. In order to understand why such an underuse, we performed an observational cross-sectionnal survey to describe the population of women using ECP and to identify the remaining barriers to its access.

The survey is based on data collected from February to August 2012 in Paris’ 12th district and in south of Corsica. A form to fill on sociodemographic characteristics and methods of use ECP was given to all women by providers.

Women who took the ECP are young, more highly educated (they have at least a bachelor’s degree), live in town. They rely on the pill or a condom as their usual method of birth control, had already taken ECP, never had an abortion and have a regular medical follow-up. Many women are aware of ECP from media or the surrounding. One in two women knows the exact time to take the ECP for it to be effective. Women are poorly educated regarding this method. Family planning centers are difficult to access for employees, rural or over 20 years women. Only more educated, employed or more than 25 year old women take ECP in the first six hours. Eight percent of women who have a GP have spoked of ECP with him or her. The population of women who have difficulties accessing the ECP is disparate. There are four determinants to access to ECP :

-  accessibility,
-  knowledge,
-  ambivalence on desire for pregnancy
-  involvement of physicians.

We suggest setting up contraception consultations, providing to every woman a validated and repeated information about ECP, and during when an advance prescription of ECP would be done.

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