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Le dépistage des cancers gynécologiques chez les femmes médecins : enquête descriptive auprès de 133 médecins généralistes d’Île-de-France.

Thèse de Florence TESSON, présentée et soutenue publiquement le 25 février 2013.

mercredi 20 mars 2013

La santé des médecins occupe une place importante dans la littérature depuis une vingtaine d’années. Aucune ne s’est intéressée spécifiquement à leur adhésion aux dépistages.

Contexte :

La santé des médecins occupe une place importante dans la littérature depuis une vingtaine d’années. Aucune ne s’est intéressée spécifiquement à leur adhésion aux dépistages.

Objectif :

L’objectif principal est de déterminer la participation des femmes médecins généralistes aux dépistages des cancers du sein et du col utérin.

Méthode :

Etude descriptive transversale, auprès de 300 médecins, basée sur un auto-questionnaire postal. Les critères d’inclusion étaient : femmes médecins généralistes installées, exerçant à Paris ou en Seine-et-Marne, avec ou sans mode d’exercice particulier, de tout type d’exercice (libéral, salarié, mixte). Le recueil s’est déroulé d’avril à juin 2012.

Résultats :

Le taux de réponses était de 44.3%, soit 133 médecins.
- 92.5% des femmes étaient suivies sur le plan gynécologique, dont 95.1% par un gynécologue.
- 100% des femmes avaient déjà eu une palpation des seins (47.5% pratiquaient l’autopalpation), dont 55.9% tous les ans.
- 75.7% des 40-49 ans avaient réalisé une mammographie. Après 50 ans, elles étaient 96.8%, dont 87.5% lors d’un dépistage individuel et 65.6% lors du dépistage organisé. La dernière mammographie datait de moins de 2 ans pour 89.2%.
- 98.5% des femmes avaient déjà réalisé un frottis cervico-utérin, dont 87.6% dans les 3 ans.

Au total, 56.9% des femmes suivaient les recommandations HAS du cancer du sein et 86.3% celles du cancer du col utérin. Les raisons d’absence ou de retard dans les dépistages étaient majoritairement une négligence et un manque de temps.

Conclusion :

La participation des femmes médecins aux dépistages des cancers du sein et du col utérin était plus importante que dans la population générale, dépassant même les recommandations HAS.

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