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Le résident stagiaire en médecine générale. Perception par les patients.

Thèse de Nicolas Ciabrini

samedi 9 avril 2005, par Dominique Dupagne

Comment la présence du résident est-elle perçue par le patient lors d’une consultation de médecine générale au cours du stage chez le praticien ?

RESUME :

Instauré durant les années soixante-dix, c’est en 1997 que le stage pratique chez le médecin de ville devient obligatoire. Il institue une équipe de travail composée d’un résident et d’un praticien, mais fait courir le risque de modifier une relation médecin-malade préexistante déjà rodée. En effet, celle-ci est extrêmement complexe : dans ce binôme se confrontent explicite et implicite, attitude et contre attitude, en sachant que toute réaction est influencée par le vécu de chacun.

Il est donc intéressant d’analyser quel peut être l’impact de la présence d’un étudiant sur la relation médecin-malade durant une consultation.

Pour ce faire, nous avons synthétisé les principaux articles de la littérature internationale parue depuis les années soixante dix et analysé une étude conduite dans un cabinet parisien de médecine générale recevant pour la première fois un stagiaire.

Les résultats de ces deux travaux se recoupent : le résident est très bien accepté par la majorité de patients. Les seuls freins pouvant être un premier contact avec le stagiaire, ou un motif de consultation intime d’ordre gynécologique, urologique ou psychologique. Les patients considèrent ce stage comme un outil pédagogique performant, mais ils en retirent aussi les avantages personnels comme une meilleure écoute, des explications supplémentaires et l’existence d’un second avis. Contrairement à ce qu’il était possible d’imaginer a priori, la présence du stagiaire n’altère que très peu la relation médecin-malade, elle peut tout au plus la modifier. D’autre part, il existe toujours un faible pourcentage de patients qui considèrent la présence du stagiaire comme susceptible d’induire une rupture dans la relation avec leur médecin et ceci quelle que soit l’attitude du stagiaire. Ce taux sera d’autant plus bas qu’il aura été ménagé un espace de libre confidence pour le patient, dont le cadre doit être précisé.

Cliquez ici pour voir ou télécharger la thèse de Nicolas Ciabrini

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