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Contexte et justifications de prescription des contraceptifs oraux combinés de dernière génération. Enquête auprès de 100 patientes a paris et en petite couronne.

Thèse de Zineb TAZI présentée et soutenue publiquement le 10 avril 2014.

mercredi 23 avril 2014

Les contraceptifs oraux combinés de dernière génération ont été largement prescrits malgré leur risque thromboembolique supérieur aux combinaisons hormonales préexistantes, jusqu’aux modifications récentes des recommandations de la Haute Autorité de Santé en 2012.

Objectifs :

Analyser le contexte de prescription de ces spécialités, afin d’en déduire des justifications ou des critères associés. Rechercher des facteurs socio-démographiques associés à leur prescription.

Matériel et méthodes :

Enquête par questionnaires anonymes évaluant plusieurs critères de la consultation ayant abouti à la prescription d’un estroprogestatif oral de dernière génération, menée auprès de 100 femmes utilisatrices de ces pilules au cours de la dernière année, ayant consulté dans des cabinets de médecine générale à Paris et en petite couronne entre juin et novembre 2013.

Résultats :

Les prescriptions de contraceptifs oraux combinés de dernière génération et le suivi gynécologique des femmes de l’enquête sont majoritairement le fait de gynécologues obstétriciens (70 et 72 cas respectivement) ; ils ont été prescrits essentiellement en seconde intention (72 cas) ; les femmes sont satisfaites de ce mode de contraception (93 cas), et seule une sur deux (54 cas) l’a arrêté ; leur niveau d’information global (concernant les bénéfices, les risques et les autres méthodes contraceptives) n’est pas significatif, voire insuffisant concernant les risques, quel que soit le spécialiste prescripteur ou assurant le suivi ; aucune demande particulière de la part des femmes, justifiant la prescription d’un contraceptif oral de dernière génération, n’a été formulée de manière significative ; près d’une femme sur deux demandait cependant spécifiquement un contraceptif mieux toléré ou le traitement d’un syndrome prémenstruel ;les femmes de l’échantillon proviennent essentiellement de milieux socio-économiques favorisés.

Conclusion :

Les contraceptifs oraux combinés de dernière génération semblent convenir aux femmes qui les utilisent, sans qu’il ait été identifié de justification probante de leur prescription, et dans un cadre d’information, concernant leurs risques notamment, limité. Ce dernier point nous semble devoir être amélioré. Cependant notre enquête comporte de nombreux biais qui incitent à en interpréter les résultats avec précaution. Elle pourrait être complétée par une enquête plus large, menée comparativement à d’autres méthodes contraceptives.

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