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Paludisme d’importation de l’enfant. Impact de la prophylaxie antipaludéenne sur la présentation clinico-biologique. Etude rétrospective de 98 cas (2006-2013).

Thèse de Thomas CAVASINO, présentée et soutenue publiquement le 2 avril 2014..

mercredi 7 mai 2014

Le paludisme est une parasitose due à des hématozoaires du genre Plasmodium, transmise par la piqûre du moustique femelle du genre anophèle et endémique dans 104 pays. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait en 2012 à 207 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde et à 627 000 le nombre de décès ; près de 90% de ces décès survenant en Afrique sub-saharienne et 77% des victimes étant des enfants de moins de cinq ans, avec un décès chaque minute

Introduction.

Le paludisme d’importation pédiatrique reste une pathologie fréquente. Les médecins généralistes sont au premier plan pour prescrire un traitement préventif antipaludéen adapté. Objectif. Evaluer l’adéquation des prescriptions de chimioprophylaxie antipaludéenne aux recommandations sanitaires actuelles et étudier l’impact de cette chimioprophylaxie sur la présentation clinico-biologique initiale du paludisme d’importation de l’enfant.

Méthode.

98 cas de paludisme d’importation pédiatrique à P. falciparum pris en charge au CHU de Bicêtre de 2006 à 2013 ont été analysés de manière rétrospective. Ces patients ont été répartis en 3 groupes selon le type de chimioprophylaxie suivie : absente, inadaptée ou adaptée. Une étude comparative de ces 3 groupes a été réalisée.

Résultats.

Parmi ces patients, 49% (n=48) n’avaient suivi aucune prophylaxie ; 25,5% (n=25) avaient bénéficié d’une prophylaxie inadaptée à la zone de chimiorésistance et 25,5% (n=25) d’une prophylaxie adaptée. Seulement 53.5% (n=31) des prescriptions de chimioprophylaxie étaient adaptées à l’âge et à la zone d’endémie visitée. 76% (n=44) des patients ont eu une mauvaise observance de leur traitement. Les patients n’ayant bénéficié d’aucune prophylaxie présentaient de manière significative un tableau clinico-biologique plus sévère comparativement aux patients ayant eu une chimioprophylaxie adaptée, même mal prise.

Conclusion.

La chimioprophylaxie antipaludéenne est insuffisamment suivie par les familles et encore mal prescrite par les professionnels de santé. Le remboursement même partiel de ces traitements préventifs aurait probablement un fort impact sur l’achat et la compliance des familles.

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