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Traitement médicamenteux de l’hypertension artérielle chez le sujet âgé : valeurs cibles, rapport bénéfice-risque, classes thérapeutiques. Revue de la littérature de 2005 à 2013.

Thèse de Nissa SELLAMI, présentée et soutenue publiquement le 30 septembre 2014.

lundi 4 avril 2016

Beaucoup de médecins font preuve d’un excès de prudence lorsqu’il faut instaurer ou augmenter un traitement antihypertenseur chez le sujet âgé. De plus, les recommandations HAS de 2005 ont été suspendues. Les valeurs cibles ainsi que la stratégie thérapeutique de ces recommandations ne sont peut-être plus valables.

Une revue de la littérature a été réalisée de 2005 (date des dernières recommandations) à 2013. Une recherche exhaustive a été réalisée à l’aide de Medline. Tous les articles concernant le sujet ont été inclus dans l’étude.

Un total de 126 articles ont été inclus dans l’étude. La plupart sont issus de revue à Comité de lecture. Le traitement de l’hypertension artérielle permet de réduire l’incidence des accidents vasculaires cérébraux, des insuffisances cardiaques, des infarctus du myocarde et des néphropathies hypertensives. Les valeurs seuils de pression artérielle doivent être adaptées en fonction de chaque cas particulier. La valeur seuil de pression artérielle chez les patients de 65 à 79 ans reste 140/90 mmHg mais doit être adaptée aux comorbidités et à l’espérance de vie.

Chez les patients de plus de 80 ans, la valeur cible de la systolique s’établit entre 130 et 160 mmHg et doit être adaptée en cas de coronaropathie (pression artérielle diastolique supérieure à 65 mmHg). Chez tous les patients, co-morbidités ainsi qu’espérance de vie doivent être pris en compte. Une hypotension orthostatique ainsi que les effets iatrogènes des traitements doivent être systématiquement recherchés. Le traitement médicamenteux fait ressortir 4 classes de médicaments : inhibiteur calcique, thiazidique, inhibiteur de l’enzyme de conversion et antagoniste des récepteurs à l’angiotensine 2. Le choix se fera en fonction des comordibités.

En conclusion, le traitement antihypertenseur présente plus de bénéfice que de risque. Il permet de réduire l’incidence des accidents vasculaires cérébraux.

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